Je tiens tout particulièrement à remercier, pour leur intervention, les équipes de police judiciaire et notamment celle du Faubourg Montmartre et celle de la Brigade Criminelle du 36 quai des Orfèvres qui ont été remarquables, ainsi que l'ordre des Avocats de Paris et notamment Monsieur le Bâtonnier et son Secrétaire Général qui se sont mobilisés avant ma libération.
Je tiens également à remercier les nombreuses personnes d'horizons très divers qui m'ont envoyé des messages de sympathie, de soutien, voir d'amitié.
J' y ai été d'autant plus sensible que ces messages proviennent de dirigeants et membres de diverses associations de pères, de femmes, de défense de l'enfance, des Avocats Spécialistes en Droit des Personnes, de confrères, de l'Ordre des Avocats de Paris, de magistrats, d'anciennes camarades de lutte féministe, de clientes et clients, camarades de classe et amis.
Je défends le droit des enfants à continuer à être aimés et élevés par leurs deux parents même en cas de séparation ou divorce.
Je dénonce donc les non représentations d'enfants et les éloignements géographiques volontaires n'ayant que pour but de couper les enfants de l'autre parent. Je dénonce et demande que soient sanctionnées les fausses accusations d'attouchements sexuels et les fausses accusations de violences conjugales qui viennent semer le doute chez les intervenants judiciaires et ne profitent qu'aux pédophiles, aux parents incestueux, aux partenaires violents et aux violeurs.
Ancienne militante féministe, pour l'égalité des droits des femmes, en toute logique, je suis aux côtés des pères qui s'investissent dans les tâches ménagères et dans la prise en charge au quotidien de leurs enfants, afin qu'au cours d'une séparation, les enfants ne soient pas doublement sanctionnés en se voyant coupés des liens forts qu'ils ont tissé avec leur papa. Je suis tout autant l'avocate des femmes et des mères face à des hommes ou des pères au comportement incorrect... ou qui ne payent pas la pension alimentaire pour les enfants.
Avant tout et depuis longtemps, je pratique, chaque fois que cela est possible, l'élaboration d'une solution amiable à 4, afin que la décision soit celle construite par les ex partenaires eux-mêmes avec l'aide et l'arbitrage de leurs deux avocats et validée par le Tribunal et non celle d'un Magistrat qui est ammené à trancher une situation conflictuelle dans laquelle chacun a fourbi ses armes.
C'est ce qui m'a amenée à me former au droit collaboratif et à le pratiquer chaque fois que celà est possible.
Comment la défense de ces idées peut-elle engendrer de la part de deux femmes une telle violence, allant jusqu'à la décision d'assassinat, d'autant plus que pour elles, je n'étais que la première d'une liste bien définie ?
En effet sur leur liste, y figurent également des Juges des Enfants, des Juges aux Affaires Familiales, des Officiers de Police Judiciaire de la Brigade des Mineurs.
Cette violence est engendrée par le discours et les propos particulièrement violents de certaines associations et pédopsys prêts à tout pour renvoyer les femmes dans le rôle de "maternage".
Le passage à l'acte ultime est-il le signe du combat d'arrière garde désespéré des opposants à une véritable parité dans l'Europe de notre temps ?
Il serait temps que les pouvoirs publics prennent la mesure de la dégradation du tissu familial et de l'augmentation de la violence des conflits engendrée par les séparations de couple, violence dont les premières victimes sont toujours les enfants.
J'applaudis la décision d'un certain nombre de responsables d'associations d'accepter de travailler ensemble afin d'élaborer des propositions communes.
|